Cet été, deux chantiers énergétiques ont été mis en œuvre. Le premier concerne la toiture de l’école Savidan, où 60 panneaux photovoltaïques ont été installés. L’ensemble représente une puissance de 30 kWc, soit une production annuelle d’environ 32 000 kWh. « La spécificité de cette installation, c’est l’auto-consommation collective », explique Florent Boudin, responsable de la cellule transition énergétique à la Ville. « Le bâtiment de l’école consomme ce dont il a besoin, le surplus d’électricité est envoyé dans le réseau sans être revendu. Il est utilisé par une centaine d’autres bâtiments municipaux, ce surplus étant déduit des factures d’électricité. » C’est l’objectif de la boucle énergétique patrimoniale que Florent Boudin met en place à l’échelle de la ville : « toute l’électricité que nous produisons est consommée par nos bâtiments, nous sommes à la fois producteur et consommateur de notre production électrique. » Au final, c’est plus de sérénité sur le budget de fonctionnement, avec des factures moins sensibles aux aléas du marché de l’énergie. Prochain projet photovoltaïque : la tribune du stade René Guillou avec une installation d’une puissance de 100 kWc. « Ces installations nous permettent aussi de répondre à la réglementation : les bâtiments de plus de 500 m2 d’emprise au sol doivent faire l’objet d’une solarisation partielle de la toiture, ou une étude doit démontrer l’infaisabilité technico-économique du projet pour pouvoir y déroger», ajoute Florent Boudin.
Second chantier estival : le remplacement de 4 chaudières à gaz au groupe scolaire du Rusquet par deux chaudières à granulés de 58 kW avec un réseau de chaleur technique. Auparavant, on comptait une chaudière pour l’école élémentaire, une pour la cantine, une pour la maternelle et une pour la salle de quartier. Les deux chaudières bois ont trouvé place dans la chaufferie de l’école élémentaire. Le réseau souterrain emmène ensuite l’eau à 90°C jusqu’à la cantine puis jusqu’à la maternelle et la salle de quartier. « Avec ce nouveau système, on supprime des chaudières gaz vieillissantes, de la maintenance, des abonnements, tout en remplaçant une énergie fossile par une énergie renouvelable », souligne Florent Boudin.

Réseau de chaleur technique entre l’école élémentaire et la chapelle du Rusquet.
Budgets études comprises : 38 000 € TTC pour le photovoltaïque et 290 000 € TTC pour la chaufferie bois.