Plan piétons : la démarche se poursuit

plusieurs personnes travaillent autour de cartes

« C’est dans une démarche volontaire que nous avons lancé, il y a un an, l’élaboration d’un Plan piétons, qui inclut également le Plan de mise mise en Accessibilité de la Voirie et des Espaces publics (PAVE). En effet, nous avons à coeur d’élaborer un plan pour tous les piétons, qu’on marche à pied, avec une canne, en fauteuil roulant… », soutient Carine Hue, adjointe aux mobilités et à l’accessibilité.

Le diagnostic

En juin 2025, une enquête sur la « marchabilité » de la ville avait été menée, complétée par des marches exploratoires. Ce travail a mis en évidence des discontinuités de trottoirs, une forte présence automobile dans la ville avec une vitesse souvent excessive, même en zone 30, un éclairage public inégal, une accessibilité pour les personnes à mobilité réduite (PMR) insuffisante, un manque de mobilier urbain (assises notamment) et des conflits d’usage entre les piétons, les cyclistes et les trottinettes.

En parallèle, le diagnostic du PAVE a permis d’identifier des obstacles à la marche, hiérarchisés en 4 catégories selon leur impact sur la chaîne de déplacements : ruptures de déplacements, sécurité des usagers, conformité de l’aménagement et impact mineur. Il existe actuellement 250 places de stationnement PMR à Lannion, dont 76 % sont conformes. Il reste 60 places à mettre en conformité. Aussi, 3 000 trottoirs ont été audités ainsi que les traversées piétonnes : 1 500 traversées sont non conformes (2,3 millions d’euros seront nécessaires pour réaliser ces travaux), 34 manquent de visibilité et 93 % d’entre elles n’ont pas de repère linéaire. Si on regarde la globalité, 70 % des travaux sont non urgents (catégories 3 et 4), 30 % présentent des enjeux critiques (catégories 1 et 2). S’il fallait réaliser la totalité des travaux, plus de 70 millions d’euros seraient nécessaires. Carine Hue le rappelle : « En comparaison, la totalité des investissements de la Ville pour une année, c’est entre 8 et 9 millions d’euros… ». D’où le fait qu’il soit nécessaire de prioriser et planifier les travaux d’aménagement.

Un plan d’actions pour fin 2026

C’était l’objet de l’atelier participatif de jeudi soir : une quarantaine d’habitants ont travaillé sur les six secteurs de la Ville, hiérarchisant les principales actions et axes piétons structurants. Ce travail sera ensuite compilé pour aboutir à un plan d’actions fin 2026, listant les travaux et aménagements à mettre en œuvre sur plusieurs années, en y associant un budget.

* Cette étude est menée avec le soutien financier de l’ADEME et de la Banque des Territoires.