Infiltrer l’eau de pluie dans sa parcelle : un enjeu pour la ressource

infographie sur la gestion des eaux pluviales. @Crédit : M. Nivesse

Auparavant, l’eau de pluie qui avait ruisselé sur des toitures ou des surfaces imperméables était évacuée le plus loin possible dans des canalisations. Aujourd’hui, à Lannion comme ailleurs, on s’inquiète des risques d’inondation par ruissellement ou par débordement, sans compter que les réseaux vieillissants nécessitent rénovation. C’est pourquoi on préconise désormais de garder l’eau de pluie sur place, par infiltration.

En effet, avec la multiplication des aménagements urbains et l’étanchéité massive des sols, l’eau de pluie ne s’infiltre plus là où elle tombe. Cela facilite pourtant le rechargement des nappes phréatiques et préserve tant la qualité de l’eau que sa quantité, en revenant au plus près du cycle naturel de l’eau (infiltration naturelle, réduction des surfaces imperméabilisés et limitation du ruissellement).

Concrètement, comment on fait ?

La Ville désimperméabilise les cours d’école, aménage des parkings drainants ou encore stocke l’eau de pluie pour les usages techniques. Mais chacun peut aussi agir à l’échelle de sa parcelle. Dans le jardin, des creux naturels peuvent stocker l’eau puis l’infiltrer lentement. Devant le garage, un revêtement perméable peut être installé (gravillons, enrobé drainant…), et on peut encore installer une toiture végétalisée, zone tampon pour l’eau de pluie avant de rejoindre le sol. Enfin, cuve ou récupérateur d’eau (dont les trop-pleins s’évacuent dans le sol) sont des équipements aujourd’hui largement démocratisés.


Pour en savoir plus, voir les ressources et la vidéo sur www.lannion-tregor.com .


Crédit infographie : Syndicat mixte de la ria d’Etel, Lorient Agglomération et Blavet Terres et Eaux. Graphiste : M. Nivesse.