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Version française de l'article en breton du magazine Lannion – n°217 (février-mars 2019)

Dans le Trégor comme ailleurs en Bretagne, le breton était une langue parlée. Les histoires, les chansons, les expressions se transmettaient oralement, de génération en génération. « Dans les années 70, il y a eu une cassure dans cette transmission orale, pourtant caractéristique de la culture bretonne. Il était donc urgent de collecter cette mémoire locale pour l'archiver et la partager », explique Julien Cornic, président de Dastum Bro-Dreger. Et c'est tout l'objet de Dastum Breizh, association basée à Rennes, qui s'appuie sur 9 pôles locaux. « Dastum Bro-Dreger a été l'une des premières antennes à voir le jour en 1978, à l'initiative d'Ifig Troadec », rappelle Julien Cornic. Depuis 40 ans, donc, des collecteurs enregistrent, directement chez les habitants, des histoires, des chansons, mais aussi des témoignages, des légendes, etc. Au total, 120 000 archives sonores, consultables en ligne, constituent le patrimoine de Dastum Breizh, représentant 8 800 heures d'enregistrement.

Dastum n'est pas la seule à rassembler cette matière culturelle. Au Centre Culturel Breton de Lannion, Didier Bécam enregistre depuis 1988 des chanteurs et sonneurs amateurs du Trégor, dans des conditions professionnelles. « Ces musiciens ont souvent un niveau largement reconnu. Pour autant, il ne restait pas de trace de leur travail ! », dit-il. Aujourd'hui, 20 CD sont disponibles, 126 chanteurs et sonneurs ont été enregistrés depuis 30 ans : encore un moyen pour valoriser et transmettre la culture bretonne.

> Pour aller plus loin : www.dastum.bzh

Légende de la photo : Les veillées Dastum, comme ici à Lannion en mars dernier, en hommage à Maria Prat, font revivre la tradition orale de la culture bretonne.

Bro-Dreger, evel e lec’h all e Breizh, e oa ar brezhoneg ur yezh komzet. Desket e veze ar c’hontadennoù, ar c’hanaouennoù, an troiennoù dre gomz eus an eil remziad d’egile. « Er bloavezhioù 70 e oa bet un troc’h er chadenn-se, a oa unan eus perzhioù sevenadur Breizh koulskoude. Mil boent e oa neuze dastum memor ar vro evit diellaouiñ ha brudañ anezhañ », eme Julien Kornig, prezidant Dastum Bro-Dreger. Ha sed aze abalamour da betra eo bet savet ar gevredigezh Dastum Breizh, a zo staliet e Roazhon, gant 9 skourr el lec’hma؜ñ-lec’h er vro. « Unan eus ar skourroù kentañ eo bet Dastum Bro-Dreger, pa oa bet digoret e 1978, diwar ul lañs roet gant Ifig Troadeg », a lavar Julien Kornig. 40 vloaz zo neuze ec’h a dastumerien betek ti an dud evit enrollañ kontadennoù, kanaouennoù hag ivez testenioù, mojennoù ha kement zo. 120 000 a bezhioù en holl ac’h a d’ober dielloù klevet Dastum Breizh, da lavaret eo 8 800 a eurioù enrolladennoù hag a c’haller selaou enlinenn. Ouzhpenn Dastum a ra war-dro teskaoua an danvez sevenadurel eus Breizh. E Kreizenn Sevenadurel Lannuon emañ Didier Bekamm hag a vez, abaoe 1988, oc’h enrollañ kanerien ha sonerien amatour eus Treger gant ostilhoù a vicher. « Anavezet mat eo ar sonerien amatour-se evit o barregezh. Daoust da se ne chome roud ebet eus o labour ! », emezañ. En deiz a hirie e c’haller kavout 20 CD. Savet int bet evit lakaat un dañs, ur benveg, ur c’haner pe ur soner war wel. Enrollet zo bet 126 a ganerien pe sonerien en ur ober 30 vloaz : sed aze ur mod c’hoazh da lakaat sevenadur Breizh war wel ha da zegas anezhañ d’ar remziadoù nevez.
Evit mont pelloc’h ganti : www.dastum.bzh

Parler Breton et vivre la Bretagne à Lannion.

Le breton et la culture bretonne sont des éléments forts de l'identité du territoire trégorois, faisant son originalité, sa richesse et son attractivité. L'engagement des élus et des services de la Ville pour la langue et la culture bretonnes ne s'est jamais démenti », assure Jakez Gicquel, conseiller municipal délégué à la valorisation de la langue bretonne.

Partout en ville des rues ont gardé leurs sonorités historiques, conservant le nom breton que les anciens leur donnaient. Partout encore, des associations œuvrent ensemble et dans le même sens pour la culture bretonne, soutenues par la Ville dans leur fonctionnement ou pour l'évènementiel. En 1978, l'école Diwan, en immersion en langue bretonne, s'installait à Loguivy. En 1982 suivait la filière d'enseignement public bilingue. Aujourd'hui, on trouve aussi des formations pour adultes. « La municipalité n'a pas attendu la signature de la charte Ya d'ar Brezhoneg, en 2006, pour promouvoir et valoriser la langue et la culture bretonnes. Mais cette charte est une reconnaissance, elle est stimulante, et elle nous permet de savoir où on en est sur ce sujet », avance Jakez Gicquel.

Mise en place par l'Office Public de la Langue Bretonne, la charte Ya d'ar Brezhoneg compte 4 niveaux de certification. Lannion a validé le niveau 2 : « Les cartons d'invitation sont bilingues, tout comme la signalétique dans les lieux publics. Les agents municipaux de l'école bilingue sont bretonnants, les crèches s'impliquent dans la démarche, etc. », résume Anthony Pezron, directeur des affaires culturelles. « Cela a pris du temps, mais aujourd'hui, la langue bretonne n'est plus vécue comme une contrainte mais comme une ouverture culturelle forte », conclut Jakez Gicquel.

Apprendre et parler  la langue Bretonne

Dès la crèche, les petites oreilles sont sensibilisées à la musique de la langue bretonne. Avec la charte Divskouarn signée en 2017, le breton s'invite chaque semaine à Ti Babigoù. Muriel Duran, auxiliaire de puériculture, se forme à la langue bretonne depuis 2016. Avec ses ateliers (comptines, mots du quotidien, histoires), elle propose aux enfants de découvrir une nouvelle langue. « C'est une sensibilisation, pas un apprentissage. Ils sont très réceptifs et s'intéressent à ces nouvelles sonorités ! » Des ateliers similaires ont lieu au multi-accueil de Ker-Uhel, où la signature de la charte Divskouarn est aussi envisagée.

Les élèves lannionnais peuvent bénéficier, dans leur ville, d'une scolarité complète bilingue, de la maternelle au lycée, dans le public comme dans le privé (Diwan s'arrête au CM2). Toutes filières confondues (publique, privée et Diwan), 540 élèves profitent de cet enseignement bilingue. Cela représente, pour le primaire, 18,3% des élèves de la ville. « Les effectifs sont en augmentation, c'est une tendance régionale. En 2017, 12 sites d'enseignement bilingue ont ouvert en Bretagne », illustre Guillaume Morin, de l'Office Public de la Langue Bretonne. Pour suivre cette cadence régionale, l'ouverture d'un second site d'enseignement public bilingue à Lannion est en cours, à Pen ar Ru.

Au lycée Félix Le Dantec, qui propose un cursus bilingue après le collège Charles Le Goffic, les jeunes se sont clairement approprié la culture bretonne, indissociable de la langue qu'ils continuent d'étudier jusqu'au Bac. En lien avec Ti ar Vro Trégor-Goëlo, fédération des associations de culture bretonne, des ateliers ont lieu régulièrement. Les lycéens ont aussi monté eux-même un cours de danse bretonne, qu'ils animent avec leurs propres compétences. Et depuis les années 90, le concours interlycées qui y est organisé fait émerger nombre de jeunes talents de la scène traditionnelle. L

es grands aussi peuvent apprendre le breton ! Le Centre Culturel Breton, en partenariat avec Ti ar Vro, propose des cours du soir à Sainte-Anne.

« Cette année, nous comptons 60 élèves, dont 19 débutants. Nous arrivons à 8 séances par semaine, sur 5 niveaux d'apprentissage », compte Yannick Henry, du Centre Culturel Breton.

Avec Roudour, parler  breton en 9 Mois !

Les stagiaires de Roudour sont demandeurs d'emploi, salariés, retraités... Si leurs objectifs sont divers, c'est la motivation personnelle qui les a d'abord orientés vers cette formation longue. Denis est tchado-ukrainien. Il a eu un coup de cœur pour la Bretagne et s'y est installé. En réorientation professionnelle, il souhaite devenir instituteur bilingue. Pour cela, il a intégré la formation longue de Roudour, à l'Espace Sainte-Anne : « Ce n'est pas facile de retourner à l'école à 30 ans !

Mais la formation est efficace. Mon objectif est de m'approprier la langue et de la parler au maximum. » Avec Roudour, une SCOP créée en 1995 et qui dispose de 5 centres de formation en Bretagne, la formation est axée autant sur l'écrit que sur l'oral. « C'est la 3e session à Lannion.
Avec cette formation intensive (6 mois pour la formation de base et 3 mois de perfectionnement), Roudour propose une offre complémentaire aux cours du soir », note Juluan Gentil, formateur. « Pour ceux qui s'orientent vers l'enseignement, la langue sera un outil quotidien.

Pour ceux qui iront vers l'associatif ou le culturel, la maîtrise du breton est une compétence qui sera appréciée. » Pour en savoir plus : www.roudour.bzh

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