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Plan de ville

plan ville lannion couv

Lannion n° 224 Septembre Octobre 2020

2019 09 ag220 couv magSommaire

  • L'image : un été animé malgré tout.
  • L'actu : c'est la rentrée.
  • Avis de chantier : A vélo du centre ville au collège.
  • Dossier : Grandir en confiance.
  • Coup de projecteur : Vacances culturelles pour tous.
  • Une journée avec ...la Police Municipale.
  • Près de chez vous  : Nod Huel, vers un renouvellement urbain.

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01 maire lannionEdito

L’éducation, dès la petite enfance

A l’image de ces derniers mois,la rentrée de septembre a eu lieu sous influence du virus. à l’école comme au travail, les gestes barrières restent de mise. Pour autant, la Ville s’est organisée pour qu’élèves et enseignants reprennent le chemin de l’école dans de bonnes conditions.

L’éducation, cela commence aussi dès le plus jeune âge : c’est l’objet du dossier de ce nouveau numéro.
La politique petite enfance s’inscrit complètement dans les politiques éducatives de la Ville, c’est pourquoi Lannion est aujourd’hui dotée de plusieurs structures dédiées à la petite enfance,qui répondent aux besoins tant de l’accueil collectif que de l’accueil individuel. En grandissant, les enfants fréquentent les centres de loisirs. Cet été, nos équipes d’animation ont tout mis en oeuvre pour que, après une fin d’année bien chamboulée, ils puissent profiter de leurs vacances : tous les jours ou presque des artistes étaient présents dans les centres de loisirs, pour un bon bol d’air culturel !

Les multiples activités proposées par les associations de Lannion sont aussi source d’épanouissement.
Malgré le contexte sanitaire, nous avons voulu maintenir le forum des associations début septembre, moment fort pour la reprise de la vie sportive, sociale, culturelle et artistique lannionnaise.

Belle reprise à tous.
Paul Le Bihan, maire de Lannion,vice-président de Lannion-Trégor Communauté


L’image

Un été animé malgré tout !

Un été animé malgré tout !

Certes de nombreuses animations ont été annulées. Certes de nombreuses animations ont été annulées cet été pour cause de crise sanitaire. Toutefois, celles qui ont été maintenues ou qui se sont adaptées ont connu un beau succès, le public étant au rendez-vous. Vacanciers comme Trégorois se sont laissés tenter par les initiations aux danses cubaines, les spectacles du Carré Magique, la braderie des commerçants ou encore le festival Voce Humana, comme ce concert intimiste dans le magnifique cloître des Ursulines.


Arrêt sur images

Ul Lec’hienn Glad Dibar e LannuonUl Lec’hienn Glad Dibar e Lannuon

Abaoe penn kentañ ar bloaz-mañ emañ LTK ha Ti-kêrAbaoe penn kentañ ar bloaz-mañ emañ LTK ha Ti-kêrLannuon o labourat evit kempenn un SPR (Lec’hienn GladDibar). Graet eo kement-se evit gwareziñ glad ar c’hêrioùgant  redioù hag a sell ouzh ar mod da sevel ha da gempenn tiez hagant sikourioù arc’hant evit lakaat anezhañ war wel. Karget eo betar burev studi AUA, gant sikour un istorour hag ur weledvaourez dasevel an diagnostik ha da resisaat tachenn an SPR. D’ar 26 a vizEost e oa bet un atalier hag a oa lakaet Lannuoniz da gemer perzhennañ, dimp d’anavezout o soñj diwar-benn o c’hêr, da c’houzoutar pezh ac’h a d’ober ar glad en deiz a hirie evite. « Diskwelete vo  tachenn an SPR dirak ar gomision vroadel abalamour davezañ lakaet war roll al lec’hiennoù dibar da vare an hañv e 2021.Goude-se e vo ezhomm da labourat e-pad daou vloaz c’hoazh evitsevel ar reolennoù. Da neuze e vo selaouet ali tud Lannuon adarree meur a vod », eme Varianna Fustec, karget a gefridi kêraozañ haglad e Lannuon-Treger Kumuniezh.

Traduction en Français
Un Site Patrimonial Remarquable à Lannion

Depuis le début de l'année, LTC et la ville de Lannion travaillent à l'élaboration d'un Site Patrimonial Remarquable (SPR). Ce dispositif vise à protéger le patrimoine de la ville en s'imposant aux documents d'urbanisme et permet un accompagnement financier pour sa valorisation. Le bureau d'études AUA, accompagné par un historien et une paysagiste, a été mandaté pour réaliser le diagnostic et définir le périmètre du SPR. Le 26 août, un atelier participatif visait à recueillir le ressenti des Lannionnais sur leur ville, à connaître ce qui, pour eux, « fait patrimoine aujourd'hui ». « Le périmètre du SPR sera présenté en commission nationale pour classement autour de l'été 2021. Ensuite, il y aura encore 2 ans de travail pour élaborer le règlement. D'autres formes de concertation auront alors lieu avec les Lannionnais », annonce Marianna Fustec, chargée de mission urbanisme et patrimoine à LTC.

Fin des travaux à Beg LéguerFin des travaux à Beg Léguer

Le printemps a vu la fin des travaux de rénovation du parking de Beg Léguer, un projet qui s’adapte à l’érosion naturelle du littoral. Les aménagements ont été finalisés cet été : Emeraude ID, association d’insertion professionnelle, a fabriqué et posé les garde-corps le long de la falaise ainsi que le mobilier (tables de pique-nique, bancs). Une table d’orientation, réalisée par Intersignal, vient compléter le site, pour une lecture d’un des plus beaux paysages de Lannion !

Nouvelle pelouse au stade René Guillou

Nouvelle pelouse au stade René Guillou

Fin août, la pelouse du terrain d’honneur au stade René Guillou a fait peau neuve, après13 années d’utilisation. Sur une couche de souplesse de 3 cm pour l’amorti, améliorant la qualité technique du terrain, l’entreprise Polytan a posé la pelouse synthétique. « Ce nouveaurevêtement mixte, avec 15 000 brins au m2, a la particularité de présenter des granulats encapsulés afin de contenir les métaux lourds. Il faut rappeler qu’un terrain synthétique est joué 5 à 7 fois plus qu’un terrain enherbé », explique Alan Diverrès, directeur des services techniques. L’opérations’élève à 350 000 € HT. Le premier match à domicile sur le terrain tout neuf aura lieu le 26 septembre contre Fougères.

Testez Micro-Folie, le musée numérique de l’Espace Sainte-Anne !Testez Micro-Folie, le musée numérique de l’Espace Sainte-Anne !

A l’initiative du Parc de la Villette, Micro-Folie est un musée numérique interactif qui permet la diffusion de1 633 oeuvres d’art auprès d’un large public : particuliers, écoles, associations, centres de loisirs, EHPAD... Installé au coeur de l’Espace Sainte-Anne, le musée numérique peut être visité librement ou sous forme de conférence. « Une collection d’oeuvres défile sur grand écran. Quand l’une de ces oeuvres nous interpelle, il suffit de toucher sa tablette pour y voir s’afficher des explications complémentaires : texte, vidéo,lien internet, petit jeu, au contenu adapté à l’âge du public »,explique Jean-Philippe Delenda, animateur Micro-Folie.

En parallèle, Micro-Folie propose aussi une sélection de documentaires immersifs en réalité virtuelle. Micro-Folie est accessible à tous à la cafétéria, le mardi, jeudi, vendredi et un samedi sur deux (semaines paires), de 14h à 17h15. Les mardi, jeudi et vendredi matin sont réservés aux groupes.

06 fauchage tardif lannionFauchage tardif, biodiversité préservée !

Le fauchage des accotements et talus est une opération nécessaire pour garantir la sécurité aux abords routiers. Cependant,un fauchage raisonné permet aussi de favoriser les corridors écologiques et la biodiversité de ces espaces. « De mi-mai à fin juillet, seuls les accotements, courbes et carrefours sont fauchés, ainsi que les talus s’ils présentent un souci de visibilité », explique Yoann Talguen, chef d’équipe environnement. Tout l’été, mammifères, insectes et reptiles ont profité du gîte et du couvert dans les plantes hautes. Fin août, les fleurs ont grainé, elles repousseront toutes seules au printemps prochain, il est donc possible de faucher tous les accotements, talus et fossés avant l’hiver, avec des hauteurs decoupe relevées et jusqu’à 2,40 m maximum sur le talus, sans toucher aux crêtes des talus qui seront fauchées tous les 3 ans.


07 rentree collegue lannion L'actu

Charlot s'est fait tout beau

Pari réussi pour le Conseil Départemental : les 1er et 2 septembre, 516 élèves ont fait leur rentrée au nouveau collège Charles Le Goffic à Ker Uhel. Ils sesont installés dans un bâtiment fonctionnel et esthétique, présentant une large façade ouverte sur le quartier. Côté cour de récréation, agencée en gradins, la vue embrasse la vallée de Kerrouz. « Ker Uhel est un quartier en pleine mutation : le boulevard d’ Armor a été aménagé, les logements sont rénovés par Côtes d’ Armor Habitat, les stationnements autour de l’école Saint Roch et du collège sont réorganisés, la place Saint-Yves va bientôt présenter un nouveau visage... Le collège et son bâtiment de qualité, le gymnase qui bénéficiera aussi aux associations ensoirée, tout cela participe pleinement à cette mutation », soulignait Paul Le Bihan, le maire, quelques jours avant la rentrée.La construction était portée par le Département pour un montant de 15,5 millions d’euros, avec le concours de la Ville de Lannion au titre des équipements sportifs pour 1 million d’euros. « Avec le confinement, l’ouverture en septembre a représentéun énorme défi pour les collectivités et les 25 entreprises qui sont intervenues sur le chantier, dont 19 costarmoricaines. Un collège de grande qualité dans un quartier populaire, c’est la condition pour la mixité sociale, ce qui sera le cas ici », se réjouissait Alain Cadec, président du Conseil Départemental. 

08 rentree scolaire lannion 01"La cour est plus petite mais on a une belle vue, les classes et les couloirs sont plus agréables.
Et on n'a plus besoin de courir d'un bout à l'autre du collège pour être sûr d'être à l'heure !"
Simon, élève de 4ème

Les abords du collège bientôt achevés
L’aménagement des abords du collège a pris forme cet été (voirie, stationnements, parvis du collège...) et des finitions restent à achever. Le chantier d’aménagement de la place Saint-Yves a débuté fin août : on y trouvera un espace pour les familles, une zone de détente et des modules de Parkour, discipline ludique et sportive de grimpe urbaine, en librea ccès. L’ensemble devrait être finalisé pour la Toussaint.

à l école, une rentrée masquée mais sereineA l école, une rentrée masquée mais sereine

Elèves et enseignants avaient commencé à prendre des habitudes sanitaires en mai et juin dernier. Aussi, cette rentrée de septembre a été un peu plus sereine, même si les protocoles restent de mise. A l’école Morand, « on fait en sorte que ce soit le plus facile possible.Cette année, nos effectifs sont favorables pour maîtriser la situation. On a par exemple 2 classes de CP à 15 élèves, c’est confortable », évoquait éric Simon, le directeur, à la rentrée. Sur le plan scolaire, il note toutefois « de grandes disparités entre les élèves, qui n’ont pas tous suivi leur scolarité de la même manière au printemps dernier. évaluer ces disparités, c’est le travail de cette première semaine d’école. » Certaines habitudes prises en mai sont maintenues car plutôt positives au final : les entrées et sorties contrôlées permettent davantage de contact avec les parents, les récréations échelonnées sont plus apaisées...

1,2 millions d’euros de travaux en 2020

Chaque année, les travaux d’entretien dans les écoles de la ville représentent un budget conséquent. La mise en accessibilité a représenté cette année une bonne part de ce budget, avec un ascenseur installé à l’école Morand et un autre à l’école Saint Roch. Ils seront opérationnels à l’automne. A Servel, après 5 tranches de travaux, la toiture est aujourd’hui complètement refaite. « Ces chantiers ne peuvent se faire que sur la période estivale, d’où le découpage en plusieurs tranches de travaux. La construction de l’école, en alvéoles, présente aussi une architecture très contraignante. Au total, 310 000 € HT auront été nécessaires pour la réfection de l’ensemble de la toiture », note Didier Delisle, responsable du service bâtiments. Outre ces grands chantiers, des travaux de moindre envergure ont lieu dans toutes les écoles : transformation de l’ancien pigeonnier en kiosque à l’école Savidan, remplacement de clôture au Rusquet, points d’eau installés à Pen ar Ru, aménagement des placards, remplacementd’éclairages par des leds, installation d’abris pour vélos, de vidéoprojecteurs, remplacement de matériel informatique, etc.

Une classe autisme en novembre

C’est la bonne nouvelle de la rentrée : en novembre, une classe sera sera dédiée à l’accueil de 7 enfants présentant des troubles du spectre autistique à l’école du Kroas Hent. « L’ouverture de la classe a pris du retard en raison de la crise sanitaire, mais c’est la concrétisation de plusieurs années de travail, impliquant un partenariat étroit entre les professionnels de santé, les enseignants formés pour cette classe, le personnel municipal (Atsem, agent d’entretien et de restauration et animateurs) et les parents », se réjouit Patrice Kervaon, adjoint aux politiques éducatives. Cette classe est un nouveau pas en avant vers l’inclusion, l’accueil pour tous étant déjà mené au sein des écoles et dans les centres de loisirs de la ville.


En vélo du centre-ville au collègeAvis de chantier

En vélo du centre-ville au collège

Le chantier de la voie de circulation douce reliant le centre-ville à Ker Uhel arrive bientôt à son terme. La rue Félix Le Dantec a été rouverte début août : limitée à 20 km/h, elle devient une zone partagée entre les automobilistes, les cyclistes et les piétons, ces derniers étant prioritaires : le conducteur d’un véhicule routier doit céder le passage à tout piéton sur l’ensemble du périmètre de la voie partagée et adapter sa vitesse en conséquence. Le bas de la rue Georges Pompidou devient à sens unique descendant pour les véhicules, permettant l’aménagement d’une bande cyclable en sens montant. Rue deKervenno, des places de stationnement ont été aménagées en plus de la bande cyclable matérialisée sur la chaussée. Début septembre, les travaux ont démarré dans la rue de l’ Aérodrome : la rue sera réaménagée avec des pistes cyclables dans les deux sens. « L’itinéraire cyclable sera opérationnel en fin d’année, assurant un cheminement continu du centre-ville jusqu’au collège, répondant ainsi à un besoin tant pour les collégiens que pour les Lannionnais », expose Carine Hue, conseillère déléguée aux mobilités. En parallèle, un aménagement partagé piétons – cyclistes reliant le carrefour de Servel au rond-point deKerligonan a été achevé en début d’été.

Conforter la place du vélo à Lannion

Depuis janvier, la Ville travaille sur l’élaboration d’un schéma directeur cyclable. « La phase de diagnostic est en cours : points à améliorer, continuités cyclables,etc.
Cette démarche sera menée en concertation avec des usagers cyclistes tels ceux de Trégor Bicyclette. Elle aboutira à la mise en place d’un programme pluri-annuel de travaux qui permettra de renforcer et de sécuriser l’usage du vélo dans la ville », souligne Carine Hue.

EN BREF

Mur de soutènementde Brélevenez
Le marché de travaux a été attribué àl’entreprise Moullec-Kerambrun pour le lot maçonnerie - pierre de taille et à l’entreprise Ouest-Acro pour le confortement des ouvrages et les reprises spéciales.

Eglise de Loguivy
La consultation des entreprises est lancée, les travaux débuteront au premier trimestre 2021.

Trorozec
La maison qui menace de s’écrouler rue de Trorozec a été acquise par la Ville en juillet, suite à plusieurs procédures. Sa démolition est envisagée à l’automne.

Ar Santé
L’ancienne école sera démolie à l’automne par l’entreprise Liziard Environnement.

Rue Saint-Pierre
La première partie des travaux de voirie au Rusquet a été terminée en août : mise en accessibilité des quais de bus, sécurisation des abords de l’école, traversées piétonnes, réfection de la chaussée... Pendant les vacances de la Toussaint, le parking de la maison de quartier sera finalisé et complété par des massifs drainants sous la chaussée pour permettre l’infiltration des eaux, et une voie piétonne rejoindra le nouveau lotissement privé.


Dossier 

Grandir en confiance

Chacun son rythme... Cette maxime pourrait être le crédo du service petite enfance de la Ville de Lannion, qui propose aux parents une offre complète de structures pour l’accueil de leurs jeunes enfants. Que ce soit en accueil individuel ou collectif, que ce soit pour quelques heures ou toutes les semaines, les 53 professionnelles de la petite enfance qui travaillent dans ces structures le font avec bienveillance et dans le respect des rythmes de l’enfant.

La ville voit grand pour les tout-petits !La ville voit grand pour les tout-petits !

Confier son enfant n’est pas toujours chose facile. Entre l’accueil collectif ou individuel, le choix peut s’avérer compliqué pour les jeunes parents. « C’est pourquoi la Ville de Lannion peut être fière de proposer une offre d’accueil pour les jeunes enfants très complète et diversifiée, qui correspond aux besoins des familles Lannionnaises », se réjouit Patrice Kervaon, adjoint aux politiques éducatives.
Trois multi-accueils, une halte-garderie, une crèche familiale, un Lieu d’accueil enfants parents (LAEP) composent l’offre municipale, complétée par l’activité indépendante d’environ 160 assistantes maternelles sur le pôle de Lannion, regroupées au sein du Relais parents assistants maternels de Lannion-Trégor Communauté.

Patrice Kervaon poursuit : « Ces structures sont intégrées dans le projet Ville éducatrice de Lannion, avec des politiques éducatives cohérentes de la petite enfance jusqu’à la jeunesse. » Brigitte Cozigou, responsable du service petite enfance, confirme : « Nous sommes dans une démarche d’éducation. Nous accompagnons tous ces enfants dans leur éveil et dans leur développement, avec bienveillance et dans le respect de chacun. C’est une des valeurs fortes de notre projet pédagogique. » Ce socle de valeurs communes à toutes les structures s’articule autour du respect des rythmes de l’enfant (rythme de sommeil, d’alimentation, de développement psychomoteur...), mais aussi de la communication verbale, de la sécurité affective. « Ce sont des choses qui coulent de source, mais nous devons les verbaliser et les faire vivre dans les structures », souligne Sonya Nicolas, conseillère déléguée à la petite enfance, un nouveau poste créé en ce début de mandat. « La petite enfance, qui est aussi un outil au service de l’égalité des chances entre tous les enfants, c’est une unicité d’équipe et une multiplicité de partenaires, avec la
CAF en premier lieu, d’où l’importance d’avoir un élu dédié à cette politique. » Pour l’instant, Sonya Nicolas s’imprègne du sujet et découvre les structures : « J’ai été enthousiasmée de constater, entre autres, que tout est mis en oeuvre pour que le personnel s’épanouisse : mobilier fabriqué sur mesure, locaux bien entretenus, talents individuels valorisés... »

Cette offre complète est le résultat d’une volonté politique forte : en 2019, le reste à charge pour la Ville était de 5 500 € par place d’accueil, soit 715 000 €. « C’est un investissement conséquent, mais si on veut laisser le choix de l’accueil collectif ou individuel aux familles, il faut se donner les moyens d’avoir des structures collectives », insiste Patrice Kervaon, qui a oeuvré pour l’ouverture du multi-accueil Ti Babigoù, en 2010, dans le parc Sainte-Anne. Pour cette année, pas de projet de cette envergure, mais des choses à poursuivre dans chacune des structures : potager, sensibilisation au breton, échanges inter-générationnels, conférences et cafés-parents... 

Les chiffres de la petite enfance à Lannion
6 structures complémentaires
130 places d’accueil disponibles
289 enfants accueillis en 2019
53 professionnelles
1,8 million d’euros de budget de fonctionnement en 2019,financés à 45% par la CAF, 38% par la Ville, 14% par les familles et 3% par la Mutualité Sociale Agricole

Le LAEP, un lieu d’accueil bienveillantLe LAEP, un lieu d’accueil bienveillant

C’est une petite pièce cosy dans les locaux de Ti Babigoù, dans le parc Sainte-Anne : des tapis pour les bébés, des jeux pour les jeunes enfants, une petite cuisine pour faire du thé ou du café pour les parents et des grandes fenêtres qui laissent entrer le soleil. Ici, c’est le LAEP « à petits pas ». Traduisez Lieu d’ Accueil Enfants Parents.

Ce jeudi matin, il y a émilie, 2 ans, venue avec sa maman en congé parental, Ethan, 2 ans et demi, accompagné par son grand-père et Ewen, 1 anet demi, avec sa maman, elle aussi en congé parental. « C’est un lieu ouvert aux parents, aux grands-parents et aux enfants, pour prendre un temps ensemble. On n’a pas besoin de s’inscrire pour venir, c’est gratuit et anonyme. On y voit des parents qui arrivent dans la région, d’autres qui ne travaillent pas ce jour-là ou qui travaillent en horaires décalés... Il y a une grande mixité sociale », explique Brigitte Cozigou,responsable du LAEP.

Ce matin-là, c’est le grand-père qui proposera un café à tout le monde. Chacun s’approprie le lieu, et peu à peu on évoque ses incertitudes, ses difficultés, ses réussites : c’est l’échange avec les autres parents et les professionnels présents ce jour-là qui nourrit la réflexion, sans jugement mais dans le respectet l’écoute bienveillante. « C’est aussi un lieu de prévention. Nous travaillons avec plusieurs partenaires professionnels : CAF, PMI, MDPH*... Au total, 12 professionnels accueillent à tour de rôle les parents et leurs enfants. C’est ce qui fait la richesse du lieu », poursuit Brigitte Cozigou.

Le LAEP est ouvert les mardis et jeudis matins, et les parents en redemandent :« Si c’était ouvert plus souvent, je viendrais davantage ! C’est toujours très enrichissant pour mon petit-fils ! ». Pour la maman d’Ewen, petit dernier de la famille, cet espace permet aussi de structurer la journée et rompre l’isolement qui peut facilements’installer quand on est en congé parental. C’est aussi le lieu idéal pour commencer la séparation avant un départ pour la crèche

!* Caisse d’allocations familiales, Protection maternelle et infantile, Maison départementale des personnes handicapées

Pratique : LAEP ouvert le mardi et le jeudi de 9h à 12h hors vacances scolaires,pour les enfants jusqu’à 3 ans accompagnés d’un proche et les futurs parents.
Tel : 02 96 46 78 22.

Laissons-leur le temps
Le jeudi 19 novembre, le service petite enfance et l’association Pikler Loczy proposent une conférence pour les parents et les professionnels, animée par Diana Zumstein,psychologue : Laissons-leur letemps : temps de l’enfant, temps del’adulte, temps pour l’enfance.
Le 20novembre, la psychologue poursuivra avec une journée pédagogique pour les professionnels de la petite enfance autour du jeu libre.

à l’heure du réveil, tout se fait en douceur...A la crèche des Fontaines, on s’ouvre sur le monde

Installé en 1979 au coeur du quartier des Fontaines,dans un bâtiment HLM, le multi-accueil passe presque inaperçu. Pourtant, quand on passe la porte, c’est un havre de lumière et de bonne humeur qui nous accueille : à travers les grandes baies de l’extension construite en 1993,le soleil et le jardin entrent dans la vaste pièce colorée où une dizaine d’enfants jouent sous l’oeil attentif d’ Aline et Stéphanie. « Le jardin clos et intimiste est le vrai atout de cette crèche : un grand tilleul pour faire de l’ombre, des pelouses accessibles, des cachettes... », commence Gwenaëlle Marzin, toute nouvelle directrice de la structure, qui prend le relais d’ Anouck Le Jeune. Dans la salle, des planches illustrées à partir d’un album jeunesse sont suspendues : c’est Agnès,qui aime dessiner et lire des histoires, qui est à l’origine de ce travail. « Chacun apporte ce qui lui plait. Aux Fontaines, Agnès s’est lancée dans ce projet, qui est devenu un rituel »,explique Anouck Lejeune. Chaque saison, l’accent est mis sur un album : il est raconté à la crèche, les grands dessins servent de support, et le livre peut être emporté à la maison par les enfants qui le souhaitent. « C’est l’enfant qui présente au parent ce qu’il fait à la crèche, le livre fait le lien entre ici et la maison. »

Gwenaëlle Marzin passe un moment de jeu avec les enfants.La lecture n’est qu’un des nombreux projets de la structure : le petit potager a été mis en place avec la Régie de Quartiers,qui a accompagné l’équipe dans la durée. Fin juin, les enfants se régalaient avec les fraises ! En parallèle, la Régie a aussi installé un jardin au foyer Paul Hernot : « En tant que voisins, nous organisons régulièrement des moments avec les résidents de l’EHPAD, autour du jardin, de la pâtisserie oude la musique », poursuit Gwenaëlle. Bien d’autres initiatives voient le jour aux Fontaines, très souvent tournées vers l’art, la culture et l’environnement.

Le multi-accueil propose 20 places en simultané, cela concerne une quarantaine de familles. « Nous avons une grande mixité sociale, économique et culturelle. C’est ce qui fait la richesse de cette crèche de quartier. Certaines familles,plus fragiles, restent parfois peu de temps, mais nous réussissons à trouver une certaine stabilité et à dépasser, avec elles,les difficultés qui se présentent », analyse Anouck. Depuis 2019, un travail avec la PMI a permis de mettre en place, aux Fontaines, des Projets d’ Accueil Contractualisés (PAC). Il s’agit de proposer à certaines familles un accueil en collectivité, qui corresponde à leurs besoins particuliers : « Parfois, on fait face à un problème de transports, de régularité dans l’accueil de l’enfant, d’apprentissage du français ou de socialisation en douceur. Le principe de co-éducation permet de se fixer des objectifs, qui doivent être tenus tant par la structure que par la famille. Le PAC, c’est un engagement mutuel, un temps pour faire connaissance et se dire les choses, avant de basculer sur un accueil plus classique », explique Anouck. « Même en collectif, l’accueil reste individualisé », conclut Gwenaëlle.

Pratique : Crèche des Fontaines, rue E. Seyes, bâtiment N, dulundi au vendredi de 7h30 à 18h30. Tel : 02 96 48 70 47 

 

“ Assistante maternelle, c’est une vocation ”

“ Assistante maternelle, c’est une vocation ”La crèche familiale est un dispositif qui allie accueil individuel et collectif : 12 assistantes maternelles,salariées par la Ville de Lannion, accueillent à leur domicile en moyenne 3 enfants. Une matinée par semaine, elles se retrouvent à 4 pour un temps collectif dans des locaux dédiés, Les P’tits Malins, à Ker Uhel.

Ce jour-là, les enfants font des bulles de savon pendant que leurs assistantes maternelles échangent tout en veillant sur eux. Ils sont confiants et sereins. « Les règles et la pédagogie que nous mettons en place pendant ces matinées sont les mêmes que les enfants retrouvent chez leur assistante maternelle : la liberté de mouvement tout en étant accompagné, la verbalisation de ce que l’on fait, le respect des autres... », souligne Caroline Desroches, responsable de la crèche familiale.« Les avantages de la crèche familiale sont multiples, tant pour nous que pour les parents », analyse Claude, assistante maternelle. « Pour l’enfant, c’est le cocon familial avec la mini-collectivité et l’ouverture sur l’extérieur. Pour nous, c’est le bénéfice de formations, la sécurité d’un salaire, le travail en équipe. » Stéphanie confirme : « La crèche familiale apporte une vraie professionnalisation de notre métier et une reconnaissance.» Et Laurence de poursuivre : « Sans compter qu’entre nous et les parents, il n’est question que de l’enfant. Les volets financiers et administratifs sont gérés par Caroline. Cela permet une relation plus sereine, vraiment centrée sur l’enfant. » On pourrait lister encore d’autres points forts : horaires étendus et flexibles, relais pendant les congés, ouverture de l’enfant vers d’autres adultes... « Malgré ça, la crèche familiale reste assez méconnue, avec seulement 30% des inscriptions spontanées par rapport aux crèches collectives », remarque Caroline, qui n’hésite pas à rencontrer les jeunes parents au moment de leur choix d’un mode d’accueil. Le mot de la fin reviendra à Claude :« Notre métier, c’est une vocation avant tout. Et l’exercer dans ces conditions, c’est l’idéal ! »

Contact : accueil petite enfance au 02 96 48 70 47
caroline.desroches@lannion.bzh

Caroline Desroches, responsable de Ti Loutig.Ti Loutig : l’accueil à la carte

3 questions à Caroline Desroches, éducatrice de jeunes enfants, responsable de Ti Loutig et des P’tits Malins

Qu’est-ce qu’une halte-garderie ?
C’est un lieu d’accueil des jeunes enfants, de 10 semaines à 6 ans en périscolaire. Son fonctionnement, assez souple, diffère de celui d’un multi-accueil : on y vient pour quelques heuresou plusieurs fois par semaine, le temps d’un rendez-vous ou le temps d’obtenir une place en crèche... On s’adapte aux situations des familles.

Ces situations peuvent être très variées ?
Oui, à la halte, on trouve une multitude de cas particuliers ! On accueille une vingtaine d’enfants par jour : certains, gardés à la maison, se sociabilisent ici en côtoyant d’autres enfants, d’autres viennent se familiariser avec le français avant l’entrée à l’école, par exemple. Parfois, on est là en « roue de secours », le temps d’un imprévu... La halte est un vrai soutien pour les familles,qui ont parfois besoin d’être accompagnées. C’est un service indispensable.

à Ti Loutig, on jardine dès le plus jeune âge.Comment se passe la journée à la halte ?
La particularité, c’est que la structure ferme le midi, les parents doivent donc reprendre leurs enfants, sauf le jeudi où nous proposons un repas. Nous avons la chance d’avoir un grand jardin et une salle dédiée aux activités manuelles et artistiques. Notre rôle, c’est d’assurer la sécurité affective de l’enfant. Cela passe par le jeu, les comptines, la lecture, la motricité libre...

Pratique : Ti Loutig, 99 rue de l’Aérodrome – 02 96 48 00 11.
Ouvert de 8h30 à 12h15 et de 13h30 à 18h du lundi au vendredi (sauf le jeudi 8h30-18h).

 

Le RPAM : 160 assistantes maternelles indépendantesLe RPAM :

Le Relais parents assistants maternels est un service gratuit tant à destinationdes parents que des assistants maternels. Géré par Lannion-TrégorCommunauté, le RPAM du pôle de Lannion (qui regroupe Lannion, Ploubezre,Ploulec’h et Rospez), accompagne 160 assistantes maternelles agréées dans l’exercice et la reconnaissance de leur profession (statut, formation, droits...).Pour les familles, c’est un lieu ressource pour la recherche d’un moded’accueil, pour l’emploi d’une assistante maternelle... Le RPAM propose aussi des espaces-jeux, moments de sociabilisation pour les enfants et d’échange pour les parents et les assistantes maternelles.
Contact RPAM Lannion : 06 77 38 49 67 ou rpam.lannion@lannion-tregor.com

 

L’école en vacancesCoup de projecteur

 L’école en vacances

Suite au confinement, des dispositifs spécifiques ont été mis en place cet été. Début juillet, 29 enfants issus des quartiers de Pen ar Ru, Les Fontaines, Ar Santé et Ker Uhel sont partis à Perros-Guirec dans le cadre des « colos
apprenantes » du gouvernement. Apprentissages le matin, activités l’après-midi : le séjour, organisé par les animateurs des quartiers, était entièrement financé par la Ville et la Direction départementale de la cohésion sociale.
C’est dans le même esprit que fin août, 17 enfants de Pen ar Ru ont bénéficié du dispositif « école ouverte » de l’éducation Nationale. « Après l’école le matin avec un enseignant, nous leur proposons des activités axées sur le thème de l’environnement », explique Hélène Carpentier, animatrice. « Ils sont contents de passer la journée ensemble, retrouver un rythme et des règles. La rentrée sera peut-être plus facile pour eux ! »
Même dispositif à l’école Morand pour 15 enfants d’ Ar Santé-Les Fontaines. à Woas Wen, c’est le Contrat Local d’ Accompagnement Scolaire qui a pris le relais pour 24 enfants, avec peu ou prou la même formule. Et les futurs 6e
du Manoir de Woas Wen, eux, ont participé au stage « Zen ta rentrée », histoire de se mettre le pied à l’étrier avant d’entrer au collège.

Des vacances culturelles pour tous !

Après la période difficile du confinement et le retour parfois aléatoire à l’école en mai et juin, les enfants avaient besoin de digérer tout ça avec de belles vacances, en particulier ceux qui ne partaient pas. C’est pourquoi l’équipe d’animateurs a concocté un programme axé sur la détente, les activités de plein-air et l’accès à la culture », explique Carine Simon, coordonatrice des centres de loisirs.
Bien sûr, il a aussi fallu s’adapter aux contraintes liées au Covid-19 : organisation en groupes distincts, 3 sites d’accueil, roulement pour accéder à la piscine du centre Joseph Le Gall ou au centre de Beg Léguer, etc.
Baptisée « Bol d’air culturel », l’opération culture de cet été a permis à plusieurs artistes lannionnais ou trégorois d’investir les centres de loisirs, et ce presque tous les jours. « Ils ont apporté le spectacle, le conte, la musique là où ne pouvions pas y accéder en tant que groupe ou en termes de transport », précise Carine Simon. Marthe Vassallo, Fred Guichen et Erwan Moal, Sebastien Bertrand et Ange B, pour n’en citer que quelques uns, ont proposé des interventions courtes mais enrichissantes, plusieurs fois dans l’été. « C’est une bonne expérience : ce n’est pas le public que j’ai l’habitude de rencontrer, cela me permet de regarder ma matière sous un autre angle ! J’arrive avec un
panier garni pour tous les âges, des histoires et des chansons, et je les laisse choisir. Ils sont réceptifs et réactifs », témoigne Marthe Vassallo.
La culture était aussi l’invitée d’honneur dans les quartiers cet été. « Le dispositif Quartiers d’été, financé par l’état et la Ville de Lannion, a permis de proposer 3 spectacles tout au long de l’été à Pen ar Ru, Ar Santé-Les Fontaines et Ker Uhel », se réjouit Audrey Jolivel, responsable de l’animation de quartier. Magie, musique et théâtre loufoque : il y en avait pour tous les goûts...


Sur le marché, Jacques Le Goux et Philippe Henry contrôlent le port du masque et en profitent pour échanger avec les commerçants.Une journée avec ...

Les agents de la Police Municipale : Jacques Le Goux, chef de la Police Municipale, Philippe Henry, Isabelle Nédelec, Stéphane Marinier, Julien Hamon, Franck Le Provost et Gireg Huon (placier au marché).

Dans les bureaux de la Police Municipale, boulevard Louis Guilloux, Jacques Le Goux commence par enfiler sa tenue de service. « Je ne démarre jamais ma journée sans avoir ciré mes chaussures ! C’est une habitude que j’ai gardée de la Gendarmerie… », dit-il en rigolant. Auparavant installée au coeur du bâtiment administratif de Kermaria, la Police Municipale a emménagé il y a quelques mois dans de nouveaux bureaux, plus spacieux et surtout plus visibles du public, au rez de-chaussée de Kermaria. Isabelle Nédelec a débuté sa journée avec les élèves de l’école Morand-Savidan : « Depuis l’an dernier et la mise en place d’une navette qui transporte les élèves, on est obligé d’être présent, en prévention, pour que le mini-bus puisse se garer et pour assurer la sécurité des enfants. » Stéphane Marinier et Julien Hamon, eux, étaient sur le terrain dès 7h30. En effet, ce vendredi de septembre, le coefficient de 110 fait déborder la marée sur les quais, obligeant à mettre en place des déviations ou tout au moins à réguler la circulation. « Nous sommes présents toute la semaine de grandes marées, en appui au service voirie. On fait ce qu’on appelle de la police administrative : notre présence dissuade les emportements. » Cette mission de prévention n’est pas quantifiable et souvent peu visible par la population. « Pourtant, depuis qu’on sillonne les parkings pour vérifier les disques de stationnements, on n’a plus de plaintes pour vols sur les parkings. C’est clairement lié à notre présence en ville, qui dissuade la délinquance », analyse Jacques. La surveillance des zones bleues est une directive de la mairie.
La Police Municipale se déplace souvent à vélo dans la ville.Un planning est établi : sur une semaine, tous les périmètres sont couverts sur des tranches horaires différentes. Profitant d’une matinée plutôt calme, Jacques est au bureau et dresse les procès-verbaux de la semaine. Des papiers
perdus, un conflit de voisinage, une pollution signalée...
Philippe Henry et Franck Le Provost préparent le planning des prochaines animations de prévention dans les écoles : « Depuis un an et demi, nous ne gérons plus la fourrière pour animaux errants. Cela nous libère du temps mis à profit pour la prévention. » L’an dernier, 80 interventions ont eu lieu dans les écoles pour une formation théorique et pratique sur l’usage du vélo. Une mission de prévention sur les deux-roues motorisés s’est déroulée dans les collèges avec la Police Nationale. « Nos missions sont complémentaires de celles de la Police Nationale, nous travaillons souvent ensemble. » Ces derniers mois, les missions des policiers municipaux ont évolué : « Pendant le confinement,
il nous a fallu contrôler les attestations de déplacement. Au déconfinement, nous avons fait de la prévention. Aujourd’hui, nous continuons à contrôler le port du masque sur les marchés, peut-être bientôt dans l’espace public en général. Sans verbaliser à chaque fois, nous restons quand même très vigilants », soutient Jacques.
Philippe Henry et Franck Le Provost préparent un parcours vélo pour l’activité pratique de prévention deux-roues.Après la pause déjeuner, les 7 collègues se retrouvent autour d’un café. L’ambiance est détendue et les plaisanteries vont bon train : « C’est important de travailler dans la bonne humeur et la cohésion, on ne peut pas faire ce métier sans ça ! » Les policiers municipaux peuvent en effet être confrontés à des situations difficiles, des flagrants délits. « On en discute toujours entre nous après. Parfois, on doit faire des signalements aux services sociaux. Il faut être costaud mentalement et physiquement. » Dans l’après-midi, on signale des déchets déposés dans un fossé derrière Ker Uhel. Jacques va vérifier de quoi il s’agit. « La salubrité et la santé publiques sont du ressort du Maire, nous avons un pouvoir de verbalisation sur ces infractions. La Police Municipale se professionnalisant de plus en plus, c’est en matière d’environnement que nos missions évoluent : pêche, camping-cars, affichage sauvage, tout cela relève du Code de l’Environnement. » Cet été, la Police Municipale était très présente à Beg Léguer, où les véhicules de plus de 2,10 m sont interdits d’accès et de stationnement, et où il est interdit de camper. « Nous faisons de la prévention
avant de verbaliser. C’est le cas pour les camping-cars, pour les masques, pour le téléphone au volant... Nous devons faire preuve de tolérance, sinon nous serions toujours en train de verbaliser ! »
Aujourd’hui était une journée calme. Mais ce n’est pas toujours le cas : « Chaque matin, on ne sait pas de quoi sera faite la journée : c’est la richesse de notre métier ! », conclut Jacques.

Se protéger
Début 2020, les agents de la Police Municipale ont suivi une formation à l’utilisation de moyens de protection : bombe lacrymogène et tonfa (bâton de protection). « Avant d’être équipés et formés, nous n’avions rien. La municipalité a choisi de nous équiper, cela inverse le rapport de force, désamorçant rapidement une situation conflictuelle. Pour nous c’est un gain de sécurité, et en tant que chef d’équipe, je suis rassuré pour mes collègues », souligne Jacques. « Que ce soit pour les locaux ou le matériel, l’impulsion des élus et de Marc Nédelec, adjoint dédié à la Police Municipale, est toujours déterminante ». 


Près de chez-vous

Nod Huel : vers un renouvellement urbain

Quand le Léguer circulait librement, avant qu’il ne soit endigué, son lit s’étalait dans le jardin de Sainte-Anne et sur la zone de Nod Huel. C’est pour faciliter la navigation et le déchargement des marchandises que le Léguer sera canalisé au début du XIXe siècle, coupant le large méandre sur la rive gauche pour filer en ligne droite vers l’estuaire. Devenu marécageux, l’ancien lit de Nod Huel est peu à peu drainé et remblayé. Sainte-Anne voit son enclos s’agrandir, une route perpendiculaire au Léguer longe le jardin jusqu’au Manoir de la Haute-Rive. La ville s’étant historiquement développée sur la rive droite du Léguer, Nod Huel est devenu le lieu où s’installaient les activités dont on ne voulait pas en ville. Une usine à gaz s’y implante en 1936, en parallèle du développement de l’électricité dans la ville. De 1940 à 1960 environ, la décharge municipale apporte de nouvelles pollutions sur une autre partie de Nod Huel. En 1965, l’anse de Viarmes est comblée au profit d’un parking, signant la fin de l’activité portuaire de Lannion. Le pont de Viarmes est construit en 1970, prolongé sur la rive gauche par une voie de circulation plus large : le boulevard Mendès France. Dans la seconde moitié du XXe siècle, des activités s’installent à Nod Huel : une scierie, les services techniques de la ville, des activités industrielles et commerciales.
Depuis toujours se pose la question du devenir de Nod Huel : sans projet global pour ce quartier, il s’est développé de façon un peu anarchique au fil des ans. Depuis 1990, plusieurs études ont envisagé l’installation d’un port, d’un collège, d’un nouveau pont... La problématique majeure, véritable frein pour certains projets, reste la pollution du site : la décharge et l’usine à gaz, notamment, ont laissé des traces durables dans le sol. Et peu à peu, les réglementations évoluent : il faut maintenant prendre en compte les risques de submersion marine, qui s’accroissent avec le changement climatique. Le schéma de référence Lannion 2030 prévoit des enjeux
forts pour Nod Huel : entrée de ville par Ploulec’h, le quartier pourrait bénéficier d’un nouvel aménagement paysager. Il est aussi pressenti comme un espace pour l’élargissement du centre-ville, avec des liaisons douces et du stationnement, tout en renforçant le caractère fluvial de la zone. Depuis début 2020, un groupement de bureaux d’études (sous la houlette de Thierry Roty ARCAM) planche sur le devenir du secteur, qui compte le parc Sainte-Anne, la caserne des pompiers et la zone industrielle : « Cette fois, l’objectif n’est pas d’y implanter un projet défini mais de partir des contraintes du site pour identifier ce qui est envisageable pour Nod Huel », explique Mathilde Guihard, chargée de projet aménagement à la ville. A l’automne, les premiers scénarios se dessineront et donneront lieu à une concertation avec les Lannionnais.


Tribunes libres

 Une rentrée particulière

La rentrée 2020 aura été particulière à plus d’un titre. Tout d’abord, bien entendu, en raison de l’épidémie de Coronavirus : certains élèves retrouvent le chemin de l’école après presque six mois d’absence. Le protocole sanitaire allégé par rapport à celui en vigueur aux mois de mai et juin permet désormais d’accueillir tout le monde, et il faut s’en réjouir. Les services de la Ville ont quant à eux adapté l’accueil des enfants et des jeunes aux contraintes sanitaires, avec le « déménagement » du Manoir de Woas Wen sur le site du Moulin du Duc et la mise en place de trois centres de loisirs (au lieu de deux habituellement).
Mais cette rentrée fut sans doute plus particulière à Lannion qu’ailleurs. Ainsi, l’arrivée spectaculaire du collège Charles Le Goffic à Ker Uhel n’aura échappé à personne, chacun ayant pu admirer la très belle architecture des nouveaux bâtiments situés boulevard d’ Armor. Malgré deux mois d’arrêt total ou partiel de l’activité sur le chantier du nouveau collège, l’établissement a ouvert ses portes le 1er septembre. Nous pouvons féliciter et remercier tous ceux qui ont rendu cela possible : les entreprises, les services du Département, mais aussi ceux de la Ville qui ont élaboré, après une large concertation avec la population, une très belle transformation des abords du collège, en désenclavant la cité Saint-Roch, en rendant la place Saint-Yves plus conviviale, tout en augmentant la capacité de stationnement dans le quartier.

Notons, enfin, que cette année scolaire sera marquée aussi par l’ouverture prochaine d’une UEMA (unité d’enseignement maternelle autisme) à l’école du Kroas Hent, ce dont nous sommes très fiers.
Notre municipalité, ses élus, ses agents, se sont mobilisés depuis plusieurs années pour que cette structure spécialisée voie le jour dans notre ville. C’est désormais le cas et sept élèves y seront accueillis toute l’année.
Patrice Kervaon, pour le Groupe socialiste et apparentés de la majorité municipale


En bref

 nokia lannionNokia

Début juillet, le conseil municipal a voté une motion dans laquelle il affirme son soutien total à l’ensemble des salariés et demande à Nokia de renoncer entièrement à ce plan social. Il demande également au gouvernement d’exiger le retrait de ce plan et de faire respecter les engagements qui ont été pris. La Ville a mis un terrain à disposition des syndicats pour y installer leur barnum.

Halles

Mme Cabioch reprend le stand de poissonnerie de Mme Gouriou, qui fait valoir ses droits à la retraite. M. Lasbleiz, crêpier, quitte les Halles. Un stand reste donc à pourvoir.
Contact : 02 96 46 78 20.

TransportsTransports

Depuis le 1er septembre, le réseau Tilt est passé aux horaires d’hiver. Principale nouveauté : les horaires et les itinéraires des lignes urbaines régulières ont été adaptés pour la desserte du nouveau collège Charles Le Goffic, tout comme les circuits depuis les communes environnantes. Les services et élus de la Ville et de LTC étaient présents au collège Le Goffic et au lycée Le Dantec en cette rentrée, pour répondre aux interrogations.
Contact : info-usagers@lannion-tregor.com ou 02 96 05 55 55.
Toutes les lignes et horaires sur www.lannion-tregor.com.

Hôtel de Ville

Place du Général Leclerc
22303 Lannion

Tél : +33 2 96 46 64 22
Fax : +33 2 96 37 17 03

Du lundi au vendredi
8h 12h - 13h30 17h30
Le samedi 9h 12h

Etat Civil

Lundi Mardi Mercredi et Vendredi:
8h-12h / 13h30-17h30.
Jeudi: 8h-12h.
Samedi: 9h-12h.
Passeports et cartes nationales d'identité : uniquement sur rendez-vous.

Webencheres

Ventes aux enchères des occasions de la ville de Lannion.

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