Lannion, l’esprit de famille

Grand angle

De la petite enfance aux jeunes adultes, la Ville accompagne les familles

La famille est au centre des politiques municipales », pose d’emblée Fabien Canévet, adjoint aux politiques éducatives. Et en effet, à chaque âge des enfants, de la petite enfance jusqu’à 25 ans, la Ville propose un accompagnement et met à disposition des enfants et de leurs parents tout un panel de services. Cela commence dès la petite enfance, avec les crèches et la halte-garderie : « Ces modes d’accueil sont un service indispensable pour les familles. Ils ont aussi un rôle social, permettant aux parents de laisser leur enfant le temps d’un entretien d’embauche par exemple », souligne Sonya Nicolas, adjointe aux politiques sportives et déléguée à la petite enfance.

Elle poursuit : « Le Lieu d’Accueil Enfants Parents, un espace d’accueil libre mais accompagné, est un vrai outil d’aide à la parentalité qui a son petit succès, avec un personnel à l’écoute de l’entourage de l’enfant. » Toujours dans ce domaine, la mise en place récente de l’application Crèche à la demande a simplifié les démarches des parents pour réserver un créneau à la halte-garderie : cela se fait désormais instantanément via le smartphone !

L’école publique, une chance pour tous
Quand l’enfant grandit, il est accueilli dans l’une des huit écoles publiques de Lannion. « Le plus de nos écoles, c’est l’encadrement sur les temps périscolaires », soutient Fabien Canévet. En effet, ces temps du matin, du midi et du soir sont déclarés en Accueil collectif de mineurs et répondent ainsi à des objectifs définis dans un projet global. Hérités des TAP (Temps d’activités périscolaires), les postes de coordonnateurs des écoles restent primordiaux : ils et elles font le lien entre les enseignants, la mairie et les parents. « Ils sont un point d’ancrage important pour les familles, les relations entre tous les acteurs de l’école sont facilitées », ajoute l’adjoint. En tant que directeurs de l’Accueil collectif de mineurs, les coordonnateurs et coordonnatrices établissent avec l’équipe d’animation le projet pédagogique, dont un des axes forts est la continuité éducative. Chaque école a ses spécificités et ses propres projets, sur l’année ou à plus long terme.

On peut citer l’orchestre à l’école à Woas Wen, l’anglais renforcé à Pen ar Ru, et bien entendu la filière bilingue avec ses deux sites, Pen ar Ru (maternelle) et Saint-Roch… Les centres de loisirs, de 3 à 15 ans, font aussi un travail pédagogique avec les enfants. « À chaque âge, nos équipes d’animateurs emmènent les enfants vers plus d’autonomie, qu’ils aient 4 ans et soient invités à se servir tous seuls à table ou 17 ans et se voient prêter du matériel pour des premières vacances en camping… », ajoute Fabien Canévet. Et pour les parents, les centres de loisirs comme la restauration scolaire sont facturés au tarif le plus juste selon les revenus des familles. « Depuis janvier, en plus de l’indexation sur le quotient familial, un cœfficient permet de personnaliser chaque tarif, qui devient plus équitable pour chacun. » Et quand les enfants deviennent de grands ados ou de jeunes adultes, c’est le service jeunesse qui prend le relais et les accompagne dans leurs projets (orientation, jobs d’été, bourses de projets, mobilité internationale, soirées festives…)

 

Un accompagnement individualisé

  • Le soutien aux familles se décline aussi quand il y a
    des difficultés. Les deux éducateurs du Programme de
    Réussite Éducative embarquent toute la famille dans
    l’accompagnement d’un enfant ou d’une fratrie pour sa
    réussite scolaire et son épanouissement social, culturel,
    sportif, etc.
  • Au centre de loisirs ou à l’école, une éducatrice
    spécialisée et une monitrice-éducatrice accompagnent
    individuellement les enfants à besoins spécifiques pour
    qu’ils puissent, comme leurs camarades, manger à la
    cantine ou participer à une sortie au centre de loisirs.

Ouvrir de nouveaux horizons

Côté culture aussi, les familles ne sont pas en reste. « Nous essayons de faire en sorte que dans tous les évènements que nous organisons, un espace soit dédié aux familles », note Trefina Kerrain, adjointe aux politiques culturelles. C’est le cas aux Tardives, par exemple, avec les espaces de jeux et les ateliers sur l’écologie. « Dans l’idée du partage, les parents peuvent faire avec leurs enfants, et à d’autres moments les enfants sont en autonomie pendant que les parents prennent une pause, comme aux Marmouzeries… », dit-elle. Les Marmouzeries, quatre  journées d’animation à chaque saison, sont des évènements culturels spécifiquement dédiés aux familles, qui trouvent des spectacles, des ateliers créatifs, des activités sur un thème choisi. Les Marmouzeries de printemps auront lieu le samedi 26 avril sur le thème des Chimères de l’espace, avec un défilé costumé autour du Léguer !

La médiathèque est un lieu intergénérationnel par excellence : parents et enfants y trouvent matière à ouvrir leurs horizons par la lecture et le multimédia. « Nous souhaitons que la médiathèque entre dans le quotidien des familles. Là où les activités culturelles ne sont pas toujours une évidence, les animateurs de quartier emmènent les enfants à la médiathèque, et ensuite, ce sont les enfants qui emmènent leurs parents ! », se réjouit Trefina Kerrain. Comme pour la lecture, le jeu est un formidable outil de partage familial. On vient à la ludothèque (située dans le quartier de Ker Uhel) pour jouer ou emprunter des jeux, mais c’est aussi un lieu de socialisation où les enfants apprennent à se poser et se concentrer sur des règles, à partager, à perdre aussi, tout ça en jouant !

 

La Ville soutient l'activité sportive

Le sport est une offre véritablement familiale. La Ville soutient l’activité sportive de plusieurs manières : en proposant ses propres activités au sein de la Base Sports Nature, en subventionnant les clubs sportifs et en mettant à disposition un large panel d’équipements pour la pratique du sport.

« La balise la plus loin, elle tout en haut ! », s’exclame Alban en pointant du doigt les arbres en haut de la butte du Stanco. « Mais notre technique, c’est de pas prendre les chemins, on coupe tout droit », complète Antoine, son coéquipier. Ils ont déjà trouvé plus de 11 balises en une heure de temps. Autour d’eux, les 4 autres binômes courent dans les bois à la recherche de leurs balises. « Après VTT lundi puis tir à l’arc et escalade mardi, aujourd’hui c’est courses d’orientation. C’est une séance de découverte », explique Jérémie Fabre, animateur sportif de la Base Sports Nature. Son collègue Stéphane Le Govic ajoute : « On a commencé par quelques notions de lecture de carte, puis on travaille en étoile : ils vont chercher une balise et reviennent au point de rencontre pour qu’on vérifie s’ils l’ont bien trouvée. Ils se débrouillent déjà super bien ! »
Pendant les vacances de février, la Base Sports Nature organise des stages de plein-air pour une quarantaine d’enfants de 6 à 12 ans. S’il fait beau comme ce jour-là, c’est course d’orientation en extérieur. S’il pleut, le programme est adapté : l’escalade et le tir à l’arc ont lieu à Park Nevez. Ces stages sont proposés à chaque vacances scolaires et tout l’été. Le mercredi, pendant les périodes scolaires, c’est l’école de sport, avec les mêmes activités, qui prend le relais. De quoi découvrir plusieurs sports de plein-air, du kayak au paddle en passant par le tir à la carabine laser ! En attendant, c’est l’équipe des Sushis dorés qui remporte la course d’orientation du jour, avec 16 balises sur 18 trouvées en 1h30 !

Le sport pour tous

Le sport à Lannion, c’est aussi le soutien aux 55 clubs sportifs associatifs (dont une quarantaine bénéficie de subventions), la gestion des salles municipales, la mise à disposition de matériel. « Nous insistons pour que les activités des clubs sportifs soient accessibles à un maximum de monde. Viser seulement la performance et le haut niveau des athlètes ne doit pas être un objectif unique. Ce n’est pas incompatible avec un projet d’ouverture à tous les publics », souligne Sonya Nicolas, adjointe aux politiques sportives et déléguée à la petite enfance. En ce qui concerne le sport adapté et l’inclusion des publics porteurs de handicap, « nous appuyons et accompagnons les démarches des clubs en ce sens », dit-elle encore. Les équipements sportifs municipaux proposés aux associations sont très nombreux et couvrent un très large panel d’activités. « Lannion étant une ville-centre, 60 % de non-Lannionnais profitent de ces équipements à travers les clubs », note Sonya Nicolas.
Et puis, faire un tennis le dimanche matin ou du skate-board en soirée, c’est aussi possible en dehors des associations sportives ! Plusieurs équipements, répartis dans la ville, sont mis à disposition des habitants pour du sport en accès libre et gratuit :
• au Moulin du Duc : accrobranche, escalade, piste BMX
• à Park-Névez : un skate-park, un terrain de foot enherbé, un terrain de volley, un terrain de badminton, trois terrains de basket 3×3
• à Pen ar Ru : un terrain de basket, un terrain de foot enherbé, un city-stade
• aux Fontaines : un city-stade
• à Ker Uhel : un parkour-park, un terrain enherbé et un city-stade pour le foot, le hand à Woas Wen et des buts à Keriaden
• au Kroas-Hent : une piste de course de 333 m, deux buts de foot sur terrain stabilisé, un terrain de basket 5×5
• au stade Michel Condom : une piste d’athlétisme de 400 m
• à Buhulien : un court de tennis
• à Servel (école) : un terrain de hand et de basket

Quand les enfants grandissent et arrivent au lycée, de nouvelles perspectives entrent en jeu. Jobs d’été, orientation, stages, envies d’évasion, soirées festives, vie étudiante : c’est le service jeunesse de la Ville qui les accompagne dans ces nouvelles étapes. En voici deux exemples.

Camp Escapade
C’est David Rivoallan, référent de la Structure Information Jeunesse, qui explique : « On entendait souvent des jeunes qui souhaitaient partir en camping en autonomie, que ce soit pour un festival ou pour des vacances. Mais quand on n’a pas le matériel, le budget peut vite grimper. Depuis quelques années, le service jeunesse propose tentes, réchauds, matelas, tout le matériel nécessaire sauf les duvets. C’est gratuit, c’est facile, et ça dépanne ! L’été dernier, tout le matériel a été utilisé. Et puis, quand ils viennent chercher les tentes, on en profite pour discuter et faire de la prévention, notamment s’ils partent en festival. Souvent, en mai ou juin, les jeunes ne pensent déjà qu’à leur job d’été. Je leur dis OK, très bien, mais pensez aussi à prendre quelques jours, une respiration, c’est important ! »

Soirées festives
Le service jeunesse est co-organisateur, avec les associations étudiantes, la Maison des Lycéens, l’association Culture Mosaïque et d’autres, de soirées festives à Lannion (Up’ta rentrée, Up’ton Noël…). « C’est l’occasion de mieux nous connaître et de mettre en place des fonctionnements complémentaires », se réjouit Yann Le Carrer, responsable du service jeunesse. « Ces fêtes, plus globales que les soirées étudiantes, sont une opportunité pour mêler différents publics : les lycéens les plus âgés, les étudiants, mais aussi les jeunes qui travaillent. » Depuis 5 ans, à la rentrée et au printemps, le service jeunesse participe à l’organisation de maraudes lors des soirées du jeudi au centre-ville : il s’agit de proposer un service de transport gratuit à l’aller et au retour, mais aussi de mener des ateliers de prévention et de proposer des formations aux étudiants. « Cela nous permet d’être présents, sur le terrain, et de connaître les habitudes des jeunes. Elles sont d’ailleurs bien éloignées de l’idée qu’on s’en fait : ils sont très responsables les uns des autres, ne laissent pas un copain tout seul. Ils font preuve de maturité », souligne Yann Le Carrer. Ces maraudes sont aussi l’occasion de rencontrer policiers et tenanciers de bars, qui ont beaucoup d’expérience en matière de prévention, notamment concernant l’alcool. « Faire la fête est important pour les jeunes. A 17 ou à 20 ans, ils veulent rencontrer du monde, et la fête en est le meilleur moyen ! Fêter la fin du lycée, par exemple, c’est marquer un moment de transition, une étape. A nous de leur permettre de faire la fête de façon sécurisée », conclut Yann Le Carrer, qui travaille en ce sens sur une charte de la vie nocturne en lien avec les bars, les forces de l’ordre et la sous-préfecture.